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Tout savoir sur la couture sellier : définition, techniques et usages

Tout savoir sur la couture sellier : définition, techniques et usages

La couture sellier est bien plus qu’une simple méthode d’assemblage : c’est l’expression d’un savoir-faire artisanal d’exception. Née dans les ateliers de selliers harnacheurs et de maroquiniers, cette technique ancestrale symbolise la précision, la patience et le goût du travail bien fait. Aujourd’hui encore, elle reste utilisée pour la confection d’articles en cuir : selles d’équitation, sacs à main, porte-cartes, pochettes, bracelets ou étuis en cuir.

Mais avant même de coudre, découper ou parer les pièces de cuir, il est essentiel de comprendre que cette matière vivante exige des soins réguliers. Le cuir, qu’il soit de vachette pleine fleur, de veau souple ou de simili, se dessèche et perd de son éclat avec le temps. Pour préserver la beauté d’un objet cousu main, il faut savoir comment nourrir du cuir de manière efficace et respectueuse.

Dans cet article, nous allons plonger au cœur de la couture sellier, découvrir ses techniques, son matériel et ses usages, avant d’expliquer comment l’entretien et la nutrition du cuir participent à la longévité de vos créations.

 

Qu’est-ce que la couture sellier ?

La couture sellier est une technique manuelle qui consiste à assembler deux morceaux de cuir à l’aide de deux aiguilles et d’un fil de lin poissé. Chaque point est réalisé à la main, en croisant les aiguilles dans un même trou percé à l’aide d’une alêne losange. Cette méthode confère à la couture une résistance exceptionnelle et une finition symétrique, aussi belle à l’endroit qu’à l’envers.

Historiquement, cette technique est utilisée dans la sellerie et la maroquinerie haut de gamme notamment chez des maisons prestigieuses comme Hermès pour fabriquer des objets qui doivent résister à la tension et au temps : selles, harnais, ceintures, cartables ou sacs en cuir. Contrairement à la couture machine, souvent présente sur le textile ou le simili cuir, la couture sellier ne se défait pas si un fil casse : chaque point est indépendant.

Ce savoir-faire fait partie intégrante des métiers d’art et reste enseigné dans les formations de sellier maroquinier ou de tapissier garnisseur, que ce soit en Bac pro métiers du cuir, en BTS maroquinerie ou en formation AFPA.

 

Les techniques et outils de la couture sellier

Avant de coudre le cuir, chaque artisan prépare minutieusement ses matériaux. Le cuir brut, souvent issu d’une tannerie végétale, est d’abord découpé à l’aide d’un cutter, d’un couteau à parer ou d’un tranchet. Les bords sont ensuite parés pour éviter les surépaisseurs. Le travail se poursuit avec un marquage précis au compas, qui guide les points de couture.

Les trous sont réalisés à l’aide d’une griffe à frapper ou d’un emporte-pièce, avant d’être agrandis avec une alêne. L’artisan fixe ses deux pièces de cuir entre les pinces de sellier pour faciliter le passage du fil. Ce dernier, souvent en lin poissé ou en nylon tressé, est enfilé sur deux aiguilles, l’une à chaque extrémité.

Chaque aiguille est ensuite passée dans le même trou en sens inverse : c’est ce croisement qui donne au point sellier sa solidité. L’artisan veille à maintenir une tension constante pour éviter les irrégularités. Ce geste, à la fois précis et répétitif, requiert de la dextérité et une parfaite connaissance du matériau.

Une fois la couture terminée, les bords sont polis, teintés, parfois cirés ou vernis pour assurer des finitions nettes. Un marteau de bourrelier permet d’aplatir les coutures et d’obtenir un résultat régulier et professionnel.

 

Comment nourrir du cuir : préserver la matière et la couture

Savoir comment nourrir du cuir est une étape essentielle du travail de tout artisan du cuir. Un cuir bien entretenu conserve sa souplesse, son aspect noble et la tenue de ses coutures, qu’elles soient réalisées à la main ou à la machine à coudre industrielle.

Le cuir est une matière organique issue du tannage des peaux animales veau, vache, mouton ou agneau et donc sujette à la déshydratation. Pour éviter qu’il ne se craquelle, il convient de le nourrir régulièrement avec des produits adaptés. L’entretien commence par un nettoyage doux à l’aide d’un chiffon légèrement humide ou d’un savon spécial cuir. Une fois sec, on applique un baume nourrissant ou une cire d’abeille naturelle, que l’on fait pénétrer en massages circulaires.

Il faut ensuite laisser le cuir reposer, puis le lustrer avec un chiffon propre pour lui redonner sa brillance. Cette opération simple permet de prolonger la vie de vos objets en cuir : sacs à main, pochettes, trousses, selles ou articles d’ameublement.

L’entretien doit être adapté à la nature du cuir : une vachette pleine fleur n’aura pas les mêmes besoins qu’un cuir d’agneau ou un similicuir enduit. De même, un cuir destiné à l’équitation ou à la cordonnerie nécessite une nutrition plus fréquente en raison de l’exposition à la poussière et à la transpiration du cheval.

 

Accessoires pour cuir

 

Couture sellier et entretien : le duo gagnant

Une couture sellier bien exécutée et un cuir bien nourri sont indissociables. L’un garantit la résistance mécanique, l’autre la durabilité esthétique. Entretenir le cuir, c’est protéger le travail du sellier maroquinier et préserver la valeur de l’objet. Un cuir souple se coud mieux, se pare plus facilement et résiste aux contraintes du temps.

Cette alliance entre artisanat et entretien illustre la philosophie du métier de sellier : allier technique, précision et respect du matériau. C’est aussi ce qui distingue une production industrielle d’une pièce artisanale cousue main, unique par son caractère et sa patine.

Chez Crea-Cuir, nous mettons à disposition des artisans, apprentis ou passionnés, tous les outils et fournitures nécessaires pour travailler le cuir : aiguilles, fils de couture, pinces, griffes, ciseaux, compas, teintures et baumes nourrissants. Chaque produit est sélectionné pour sa qualité et son efficacité, afin d’accompagner durablement vos projets de maroquinerie, sellerie ou tapisserie.

La couture sellier représente l’excellence du travail du cuir. Elle allie précision, résistance et esthétisme, tout en mettant en lumière la richesse des métiers d’art comme ceux de sellier garnisseur, maroquinier ou bourrelier.

Mais cette beauté n’a de sens que si le cuir est entretenu avec soin. Apprendre comment nourrir du cuir permet de préserver non seulement la matière, mais aussi le fruit du travail de l’artisan.

Un cuir bien nourri, souple et brillant, valorise chaque piqûre, chaque point de couture, chaque heure passée à coudre, parer, teindre ou polir. C’est là toute la noblesse de ce métier, à mi-chemin entre la technique et l’art.

 

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